adoption_actualite02

L’actualité Francophone de l’adoption

Actualité et revue de presse francophone de l’adoption dans le monde.



Une nouvelle affaire d’adoption devant les tribunaux

2 July, 2009 ( Fait divers )

La Cour de cassation doit décider aujourd’hui si elle confirme l’adoption plénière d’un petit garçon de 3 ans et demi par ses parents adoptifs. Ses grands-parents biologiques souhaitent en effet qu’ils n’aient droit qu’à une adoption simple.

Suite sur parents.fr



------------

Abonnez vous au Flux RSS Complet
ou Abonnez-vous par Email

------------

Commentaires

» Abonnez vous au flux RSS des commentaires de ce billet

Commentaire de z e n c h |

Accouchement sous “X” ou négation de la vie.

Des grands parents cherchent à se faire reconnaître comme tels à l’égard de l’enfant que leur fille a mis au monde avant de se suicider. Déjà c’est par hasard – la découverte d’un papier de l’hôpital dans ses affaires – qu’ils avaient a posteriori compris que la jeune femme avait donné naissance à un enfant. Mais un piège s’est refermé sur eux : la jeune femme a accouché sous X et l’enfant prénommé Pierre par l‘administration devenu pupille a été proposé à l’adoption à une famille qui l’a fait sien.
Une instance judiciaire a été engagée qui pour l’instant ne donne pas satisfaction aux grands parents biologiques de l’enfant.
Pour la loi et les juges, ils ne sont rien pour lui.
… …
La France est avec le Luxembourg le seul pays européen à avoir ce type de législation. Elle est contraire à l’article 6 de la CIDE.
Il faut en finir avec ce texte comme il faut en finir avec l’adoption plénière qui veut qu’une fois adopté l’enfant est censé n’avoir jamais eu de passé hors sa famille d’adoption. Bien sûr sa famille d’adoption devient totalement sienne. Ceux qui l’accueillent ne sont pas parents adoptifs mais parents tout court. Mais pourquoi reconstruire son état-civil ? Pourquoi nier que l’enfant est né de telle femme et de tel homme ?
Il faut que l’adoption plénière soit solide. On peut ne pas la remettre en cause sans pour autant gommer le passé.

Ces affaires sont symboliques d’un droit archaïque où les parents sont propriétaires de leur enfant. Il faut faire évoluer tout cela. Il faut refonder le droit de la famille comme on veut refonder l’ordonnance de 1945 sur la délinquance juvénile.

Le droits des enfants vu par un juge des enfants. Jean-Pierre ROSENCZVEIG.
http://jprosen.blog.lemonde.fr/2008/04/30/accouchement-sous-x-ou-negation-de-la-vie-251/

Commentaire de Adoption Actualité |

merci pour cet éclairage, je pense quand même que les grands parents bio doivent être bien tristes de ne pas pouvoir voir leur petit fils, c’est d’ailleurs un truc qui me travaille personnellement

Commentaire de z e n c h |

Affaire Constantin.

Suivre aussi le forum CADCO, Coordination des Actions pour le Droit à la Connaissance des Origines.
Pierre Verdier. 03-06-2009.
http://www.cadco.asso.fr/php/forum/read.php?f=1&i=42337&t=42337

Commentaire de Jojo |

Maman d’une petite fille adoptée à l’etranger, je suis extrêmement choquée par cette histoire et par les commentaires de ceux qui prétendent défendre le droit des enfants .
Il faudrait peut-être se demander si un enfant né à l’étranger et adopté en France ne porterait pas un prénom d’origine tellement imprononçable ou singulier ou ridicule en France qu’il pourrait en être mal à l’aise… d’où la nécessite de changer son état civil.
Plutôt que de croire que le besoin de changer d’état civil relève d’un désir de “propriétaire”, il faudrait peut-être se demander s’il ne s’agit pas tout simplement d’un besoin naturel d’inscrire son enfant sans sa propre histoire familiale et sociale, surtout dans le cas d’enfant dont le prénom a été donné par un personnel d’hopital ou d’orphelinat comme c’est le cas souvent à l’étranger: tout comme les parents “bio” se reconnaissent dans les yeux, le nez ou la bouche (et autre ) de leur nouveau né, les parents adoptifs ont eu aussi besoin de se reconnaitre dans leur enfant en choisissant son prénom et le nom qu’il va porter. Et puis quel parent n’a pas choisi le prénom de son enfant ? Le droit de la famille devrait donc traiter différemment les familles adoptives et les familles naturelles ? Changer un prénom ne relève pas d’un besoin égoîste de parents bien du besoin de construire pour leur enfant une histoire familiale dans laquelle leur enfant pourra solidement s’ancrer.
Il faudrait aussi se demander si le fait de porter un nom de famille qui ne soit pas celui de sa famille adoptive ne va pas également soulever des questions déplacées et génantes de la part de ses camarades d’école (par exemple) et autres curieux: un enfant adopté aurait-il moins le droit que d’autres de taire son histoire et de n’en parler que quand il le souhaite !? Devra-t-il expliquer sa vie à tous les curieux qui lui poseront inévitablement des questions ? Et s’il a des frères et soeurs dits “bio”, il devrait également s’expliquer sur le fait que lui seul ne porte pas le nom de sa famille adoptive !?
Garder ou changer un prénom est un choix donné aux parents adoptifs qu’il faut respecter à travers le choix d’une adoption simple ou une adoption plénière : ainsi ma fille porte comme moi le prénom d’une chanteuse célébre et son troisième prénom et celui de son arrière grand-mère maternelle que j’adorais. Mais elle porte aussi, en deuxième prenom le prénom donné à sa naissance par le médecin accoucheur.
Quant à supprimer l’adoption plénière soit disant pour permettre à un enfant de connaitre son passé, c’est totalement est dénué de sens. j’ai obtenu l’adoption plénière et pourtant, je raconte son passé, ou plutôt tout ce que j’en sais, à ma fille. Elle a à sa disposition tous les papiers qui m’ont été remis à l’étranger et qui font partie intégrante de son histoire y compris l’acte de naissance de sa mère de naissance que j’ai réussi à obtenir. Suis-je une exception !? Pour être en contact avec plusieures dizaines de familles adoptives, je peux vous répondre simplement : je ne suis pas du tout une exception bien au contraire ! Tous les parents adoptifs français sont titulaires d’un agrément en vue d’adoption et pour l’obtenir, ils ont eu des entretiens avec un psychologue et qui leur a conseillé de parler à leur enfant de son histoire. Rien ne les oblige à le faire comme rien n’oblige aucun parent du monde à élever leur enfant de tel ou tel façon, quitte à commettre des erreurs. Et grâce à la législation actuelle, ils peuvent de le faire, en décidant du quand et du comment plutôt que d’une façon brutale, pour des questions d’état civil.
Ne mettez donc pas sur le même plan, les enfants nés sous X et enfants adoptifs, cela n’a rien à voir en terme d’histoire familiale, en terme de droit, ni en terme de psychologie. Laissez les familles adoptives se construirent comme n’importe quelle autre famille, il en va pour les enfants de leur équilibre affectif et psychologique futur.
Dans les cas présent, je suis désolée pour les parents adoptifs mais leur fille a fait un choix difficile pour eux mais qu’il convient de respecter parce qu’elle avait ses raisons et des sentiments vis à vis de ses parents qu’on ignore. Pourquoi une famille (même adoptive) devrait accepter de déchirer son enfant entre deux filiations ? Demandez vous enfin si l’attitude des grands-parents ne relève pas elle d’un sentiment de “propriété” : n’est-ce pas c’est le sang qui parle comme si des gênes suffisaient à créer une famille et à transformer un père en papa et un mère en maman…et leurs parents en grands-parents !!
Cette vision là de la famille relève elle d’un archaîsme forcené alors que notre pays compte tant de familles adoptives ou simplement recomposées…