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Dictature argentine: une fille de disparus porte plainte contre ses parents adoptifs

12 March, 2008 ( Argentine )

“Les avocats d’une jeune Argentine, fille biologique d’un couple disparu pendant la dictature, ont réclamé mardi la peine maximale de 25 ans à l’encontre du militaire qui l’avait enlevée et de ses parents adoptifs”

Les avocats d’une jeune Argentine, fille biologique d’un couple disparu pendant la dictature, ont réclamé mardi la peine maximale de 25 ans à l’encontre du militaire qui l’avait enlevée et de ses parents adoptifs.



Les crimes qui leur sont reprochés sont nombreux et ils sont très graves. Ce sont des crimes de lèse-humanité. Tout ceci mérite une peine exemplaire“, a expliqué aux journalistes Tomas Ojea Quintana, avocat de Maria Eugenia Sampallo Barragan, aujourd’hui âgée de 30 ans. Les parents biologiques de la jeune fille ont disparu pendant la dictature militaire de 1976-1983 en Argentine.

L’ex-capitaine de l’armée Enrique Berthier et les parents qui se sont appropriés l’enfant, Osvaldo Rivas et Maria Cristina Gomez Pinto sont jugés pour soustraction de mineur, falsification de documents publics et supression de l’identité. Ils ne se sont jamais pliés à la procédure légale de l’adoption alors en vigueur en Argentine, mais se sont au contraire appropriés l’enfant avec la complicité de ses ravisseurs.

Ce n’est pas le premier procès de ce type en Argentine, mais c’est la première fois que la victime porte plainte contre ses parents adoptifs.

La jeune femme est fille de Mirta Mabel Barragan et de Leonardo Ruben Sampallo, arrêtés en décembre 1977 à leur domicile de Buenos Aires. Mirta était enceinte de six mois au moment de sa disparition.

Plus personne n’a eu de nouvelles du couple après ça et ce n’est qu’en 2001 que Maria Eugenia a découvert la vérité sur ses origines, après s’être soumise à un test ADN.

Les parents d’Eugenia ne l’ont pas abandonnée, ils n’ont jamais accepté qu’elle soit arrachée des bras de sa mère. Il faut que ça se sache“, a déclaré Ojea Quintana.

D’après l’enquête, Maria Eugenia est née en captivité le 8 février 1978. Elle est restée aux mains de Berthier jusqu’en mars de la même année, puis le militaire a remis le nourrisson au couple adoptif. Avec la complicité du médecin de l’armée Julio Caceres Monié -décédé depuis-, le couple a falsifié un acte de naissance dans lequel ils déclaraient la fillette comme leur fille biologique née le 7 mai 1978.

Source : http://blog.choc.fr

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