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Ces adoptions sont “précipitées et éthiquement condamnables”, selon P. Lévy-Soussan pédopsychiatre – Chroniques – Retrouvez toutes les chroniques de France Info – France Info

22 December, 2010 ( Haiti )

Alors que 300 enfants haïtiens en cours d’adoption sont attendus à Paris d’ici à vendredi, Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre et psychanalyste, était l’invité de France Info ce matin. Lui s’inquiète de l’accélération du processus d’adoption de ces enfants. "Attention à ne pas confondre temps de l’adoption et urgence humanitaire, prévient-il. Il faut du temps pour construire une famille".

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Commentaires

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Commentaire de olivier |

On donne beaucoup la parole à LS dans les médias, tout les spécialistes ne sont d’accord avec lui dont le docteur Monléon http://leblogdeladoption.blogspot.com/
Voici un autre point de vue
L’adoption des enfants haïtiens n’est pas une catastrophe
Le docteur Levy-Soussan, qui est sans doute un éminent psychiatre et psychanalyste, martèle depuis douze mois, à la suite du séisme en Haiti, son opposition farouche à toute mesure dérogatoire à la procédure classique d’adoption, quelles que soient les circonstances, et depuis quelques jours son indignation devant le récent accord franco-haïtien intervenu en ce sens. Cette thèse est très certainement respectable, mais suscite quelques remarques ou questions.
On s’étonne que depuis un an, alors qu’un certain nombre de non moins éminents psychiatres défendent les thèses inverses, seule celle préconisée par le docteur Levy-Soussan trouve un tel écho médiatique. On félicite son attaché de presse.
On est surpris que le fait que les enfants haïtiens récemment arrivés à Roissy aient eu l’air un peu perdus et hagards au milieu des nuées de caméras (ce qui semble assez logique) conduise le docteur à penser que ces enfants vont mal et seront nécessairement malheureux. On est très étonnés d’apprendre que le docteur Levy-Soussan voit en consultation beaucoup d’enfants haïtiens récemment arrivés et qu’ils vont tous mal. Ce médecin n’ayant pas suscité une affection démesurée chez les parents adoptants en Haïti, il est très surprenant de penser que bon nombre de ces parents sont allés le consulter avec leur enfant sitôt celui-ci arrivé en France.
On est extrêmement étonnés d’apprendre qu’en France, on peut adopter un enfant jusqu’à 70 ans, et on serait très heureux d’avoir un nombre significatif d’exemples étayant cette affirmation alléguée à plusieurs reprises par le docteur pour demander une réforme (sans doute nécessaire) de l’agrément.
On lit avec attention les propos du docteur sur le risque entraîné, pour ces enfants haïtiens vivant en orphelinat depuis des mois ou des années, par un déracinement trop brutal, et on serait heureux de connaître le temps minimum devant être passé en orphelinat sous les tentes et la menace du choléra pour limiter ce risque de déracinement : un an ? deux ? trois ? plus ?
On espère enfin et surtout, mais on n’ose en douter, que pour parler aussi abondamment et fermement d’un tel sujet, à savoir l’adoption post-séisme en Haïti, le docteur Levy-Soussan parle en pleine connaissance de cause, et s’est donc rendu à plusieurs reprises en Haïti depuis le 12 janvier 2009. Le contraire serait invraisemblable.
Enfin, on ne nie aucunement les difficultés liées à l’adoption en général, les problèmes posés en particulier par ces procédures d’adoption en Haïti, et la nécessité de mener des réflexions approfondies sur toutes ces questions, mais on est tout de même surpris par cette volonté acharnée et obsédante de présenter systématiquement sous un jour aussi sombre les parents adoptants et l’avenir des enfants adoptés.
Jean-Pierre Brouillaud, maître de conférences en droit privé
texte issue du Monde http://www.lemonde.fr/