adoption_actualite02

L’actualité Francophone de l’adoption

Actualité et revue de presse francophone de l’adoption dans le monde.



Michèle André : “Nous devons légiférer pour autoriser les mères porteuses”

19 May, 2008 ( Presse )

Entre les enfants biologiques et les enfants adoptés

Le groupe de travail du Sénat sur la gestation pour autrui est majoritairement favorable à la légalisation de cette pratique. Entretien avec Michèle André, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme



Lire la suite sur lacroix

------------

Abonnez vous au Flux RSS Complet
ou Abonnez-vous par Email

------------

Commentaires

» Abonnez vous au flux RSS des commentaires de ce billet

Commentaire de Zench |

“Je vais vous narrer un conte moderne, destiné à l’édification de ceux qui croient encore que la “modernité” est une vertu en elle-même. On évitera de le lire aux enfants : aucun n’a mérité cela.

Il était une fois, le 26 février 2005, naquit une jolie et très désirée petite fille, en Belgique, que ses parents ont prénommée Donna.

Donna n’est pas différente des autres enfants, elle est faite de chair et de sang, elle babille, elle fait risette et dans sa couche aussi; peut être a-t-elle une particularité : celle d’avoir été désirée comme sans doute jamais aucun enfant ne l’a été, a telle enseigne qu’elle a fait l’objet d’une première dans un monde qui se prétend civilisé.

Il faut que je vous le dise, le papa biologique de Donna est marié avec une femme qui ne peut malheureusement avoir d’enfant. C’est un ménage de belges flamands.

Comme c’est autorisé là-bas, ils concluent une convention de mère-porteuse avec une compatriote, laquelle, inséminée avec le sperme de ce monsieur, et moyennant un “dédommagement”, une “aide”, une “gratification”, allons, disons-le, un salaire de 10.000 Euros, leur donnera (vendra) un enfant.

On ignore quel est le degré de misère sociale ou morale d’une femme qui loue son ventre pour faire grandir un être qu’elle rejette contractuellement et d’emblée.

Nous sommes en avril 2004 et la mère-porteuse tombe rapidement enceinte.

Le papa biologique et la maman adoptive, tout à leur joie, suivent la grossesse de la mère-porteuse, appellent la petite Donna, dés qu’ils savent que c’est une fille, préparent sa petite chambre, son petit lit, sa layette, ses doudous…

Et là, nous touchons au sordide ou au fascinant : estimant que le petit trésor, qu’elle fait grandir dans son ventre dépourvu manifestement de toute fibre maternelle, vaut sans doute plus sur le marché parallèle, la mère-porteuse propose sur internet cet enfant aux enchères. C’est la dure loi du commerce, ma pauvre Lucette.

Les enchères sont concluantes et un ménage de néerlandais s’offre l’enfant à naître pour 15.000 Euros et entâme aussitôt une procédure d’adoption qui est très facile aux Pays-Bas où l’on a abdiqué depuis longtemps toute sorte de contrôle, face à la toute puissance des individus et de leur volonté d’enfant.

50 % de plus, bonne affaire !

Cette petite fille n’a pas encore quitté sa matrice d’emprunt qu’elle a déjà changé deux fois de mains, telle une vulgaire cargaison de pétrole.

Lorsque Donna naît, le 26 février 2005, les Hollandais ont déjà leur jugement d’adoption en poche, et s’emparent du gain du match : le trophée Donna qu’ils rapportent avec eux aux Pays-Bas, avant que les parents belges contractants aient pu réagir. Viril et pas correct du tout, aurait clamé Thierry ROLLAND : pour le moins, il y avait tacle par derrière, Monsieur l’arbitre.

Mais il est vrai que les Hollandais, ancienne puissance coloniale de la Belgique, ont le plus parfait mépris pour leurs voisins Belges, ce que la suite va démontrer.

En mai 2005, le Procureur du Roi, se fondant sur la loi réprimant le trafic des êtres humains, saisit la justice Belge, laquelle décide, le 29 juin 2005, que Donna devait revenir en Belgique et qu’elle serait sous la responsabilité des services de l’enfance de la région flamande.

Les Hollandais ne l’entendent pas de cette oreille et refusent de remettre l’enfant : c’est bien la peine d’avoir fait l’Europe.

Bien mieux, le Tribunal d’Utrecht est saisi par les parents adoptants Hollandais et, d’abord en octobre 2007, refuse de remettre l’enfant aux Belges et renvoie pour statuer définitivement en mars 2008.

Il vient finalement de rendre sa décision, naturellement en faveur des Hollandais, arguant du fait que : “Donna est un petit enfant qui a besoin de protection afin de bien se développer. Pour Donna, la relation la plus importante de sa vie est celle de ceux qui l’élèvent, ses parents adoptifs. Elle n’a jamais connu d’autres parents qu’eux”.

Les juges n’ont pas accordé de droit de visite au père biologique. Ils ont permis que les services de protection de l’enfance puissent organiser une éventuelle rencontre.

Et pourtant, quelle crédibilité peut -on accorder à des parents qui sont capables d’acheter un enfant à ce prix et même, de le voler à son père naturel ?

Combien l’aiment-ils, ça on le sait…Mais comment l’aiment-il ? c’est la vraie question.”

Extrait du blog de Maître Laurent Epailly, Avocat à Montpellier
http://www.avocats.fr/space/laurent.epailly/content/vent-mauvais-au-pays-des-moulins—_4FCFA553-020A-459A-9A7C-F1167E59E83E